Ou, comment les modifications des seuils du diabète et l’épidémie mondiale d’obésité font reculer l’état de santé des populations.
Article adapté d’un thread Twitter – en savoir plus
Le façonnage du pré-diabète
La saga du pré-diabète ou comment les USA se sont retrouvés avec 50 millions de malades chroniques supplémentaires du jour au lendemain à cause d’une société savante, l’American Diabetes Association (ADA). Un excellent article de Charles Piller.
Cet article nous explique ce qui se passe lorsque l’argument d’autorité, la parole d’expert, et ici, de leaders d’opinion, prévaut sur la science et le simple bon sens.
L’American Diabetes Association a été créée en 1940 par un groupe de médecins. Désormais elle compte 1000 employés, un million d’adhérents, et recueille des revenus de l’ordre de 150 millions$ annuels dont 18 à 27 millions proviennent d’industriels fabriquant des médicaments ou des dispositifs médicaux. Organisme présenté comme “à but non lucratif” elle est la référence scientifique pour le Center for Disease Control and Prevention (CDC) américain.
Une initiative de l’ADA
En 2001, l’ADA a organisé une réunion avec buffet à Bethesda, où participaient des employés fédéraux, car elle cherchait un terme évocateur pour “sensibiliser” médecins et patients aux risques non encore démontrés d’une légère augmentation de la glycémie.
Le terme “prédiabète” a été retenu car plus évocateur et plus effrayant surtout, que le terme de “glycémie altérée” ou “intolérance au glucose”, et permettant de subtils raccourcis entre le prédiabète et la menace d’amputation ou de cécité. Le professeur John Yudkin fondateur du département de nutrition au Queen Elizabeth College de Londres avait qualifié ce type de procédé de “scaremongering”, ce qui signifie promotion de la peur ou plus simplement, alarmisme. Il s’agit en fait du procédé le plus souvent utilisé par les pharmas cherchant à étendre un marché en englobant de nouvelles populations qui ne se considèrent pas comme malades en leur faisant croire qu’elles sont en danger.
Compte tenu du prestige de cette vieille société savante, l’adoption du terme de prédiabète générant une nouvelle catégorie de la population composée de”prédiabétiques” fut aussi intégré, sans débat, dans les standards officiels par le CDC .
Voici une définition du prédiabète selon l’ADA elle même, définition adoptée à partir de 2009 :
Ainsi, l’ADA considère que l’on est prédiabétique dès que l’on présente une glycémie à jeun de 1g/l. Le terme de prédiabète a été finalement adopté par l’OMS et la Haute Autorité de Santé, mais le seuil du prédiabète est alors de 1,10 g/l et les recommandations associées à ce seuil ne sont pas les mêmes que aux Etats-Unis. Le prédiabète ainsi défini ne donne pas lieu en France à des recommandations spécifiques, dit la HAS.
50 millions d’Américains deviennent malades
Les courbes de Gauss étant ce qu’elles sont, c’est à dire avec une faible proportion du total des sujets regroupés au niveau des valeurs extrêmes de la courbe et une proportion croissante lorsqu’on se rapproche de la moyenne, cette nouvelle définition avec un abaissement du seuil de la glycémie à jeun de 1,25 à 1g précipita aussitôt quelques 50 millions d’Américains dans le groupe de populations à risque, éventuellement susceptible d’être traitées.

On peut le voir ici :
Impavides devant le refus de l’OMS et d’autres sociétés savantes comme la Fédération Internationale des Diabétiques (IDF), d’intégrer la catégorie de prédiabète comme une nouvelle maladie, l’ADA, suivie par le CDC, continua à élargir sans cesse la définition du prédiabète et à préconiser des traitements médicamenteux de plus en plus agressifs et une prise en charge et un suivi de plus en plus fréquents.
Un intérêt économique
Les industriels ne se sont pas faits prier pour s’emparer de ce nouveau gigantesque marché, avec dix classes thérapeutiques en développement pour traiter le prédiabète et des dispositifs de surveillance de la glycémie reliés à des applications sur smartphone.
Cela bien que des études eussent montré que moins de 2% par an de ces pré-diabétiques risquaient d’atteindre réellement le stade du diabète en l’absence de traitement tandis que 30% retrouvaient des valeurs normales de glycémie . On estima aussi que parmi ces prédiabétiques 70 à 80% n’atteindront jamais le stade du diabète.
Outre l’argent perçu par l’ADA, certains de ses membres, et les leaders d’opinion qui font la promotion des traitements pour le prédiabète perçoivent des sommes très importantes à titre personnel de l’industrie pharmaceutique, jusqu’à 5 millions de dollars pour l’un d’entre eux, Ralph DeFronzo, particulièrement influent.
Outre l’anxiété provoquée par le fait de se croire malade et les effets indésirables des médicaments indûment prescrits souvent à vie, les prédiabétiques américains se voient appliquer une majoration de leur prime d’assurance privée.
Les gagnants et les perdants
On peut dresser une liste non exhaustive des gagnants et des perdants de cette opération :

90% des diabétiques de type 2 sont en surpoids ou obèses. Les facteurs de risque favorisant le diabète et le rôle de l’excès de tissu adipeux et de la sédentarité sont très bien connus et font l’objet d’un consensus. Le diabète de type 2 peut être prévenu, principalement par un meilleur équilibre alimentaire, de l’exercice et une perte ou une absence de prise de poids. Un meilleur équilibre alimentaire implique la diminution de la consommation de sucre et de produits transformés et ultra-transformés, pourvoyeurs de calories vides (on parle de calories vides lorsque l’aliment consommé apporte de l’énergie sans apporter aucun des nutriments tels vitamines, minéraux, fibres, oligoéléments, acides gras essentiels, qui sont indispensables à un bon fonctionnement de l’organisme et au maintien d’une bonne santé).
L’approche holistique de l’OMS
L’OMS, pour sa part, a opté pour une approche moins fragmentaire et focale, plus holistique, mettant au premier plan la prévention, avec des mesures de régulation de l’offre alimentaire qu’elle souhaite voire imposer à l’industrie agro-alimentaire et des politiques publiques visant à réduire ces facteurs de risque plutôt que de se focaliser sur la pathologie elle-même.
Ce que l’histoire de “l’invention du pré-diabète” nous apprend est que ne pas discuter les arguments d’autorité des experts avec conflits d’intérêt, y croire de manière aveugle et indiscriminée peut fortement nuire à notre santé, physique et mentale.
Épidémie d’obésité et transition nutritionnelle
Avant d’aborder des notions sur l’obésité et la transition nutritionnelle, ainsi que sur l’épidémie de diabète, nous vous proposons une introduction sous la forme d’un quizz.
Quizz
Dans quelle région du monde se situe le taux de mortalité le plus élevé attribuable au diabète et aux maladies cardio-vasculaires qui en découlent (en 2012)?
– région africaine
– région des Amériques
– région de la Méditerranée orientale
– région de l’Asie du Sud-Est
Dans quels pays, classés selon le niveau de développement, la part de diabétiques augmente-t-elle le plus rapidement?
– pays développés
– pays en développement
Y a-t-il une différence entre la définition de l’OMS et la définition française des sucres dans l’alimentation?
– oui
– non
Quelle est la proportion de la ration calorique journalière totale au maximum, qui devrait être apportée par les sucres selon l’OMS?
– 5%
– 10%
– 15%
– 20%
Combien de morceaux de sucre cela représente pour une femme ayant une activité moyenne? (un morceau de sucre = 5gr=20 kcal)
– 5
– 10
– 15
– 20
Combien de morceaux de sucre cela représente pour un enfant de 3-4 ans et 15 kg?
– 5
– 10
– 15
Combien de sucre consomme réellement un enfant en moyenne selon l’ ANSES? (sucres totaux)
– 50 grammes
– 100 gr
– 120 gr
Quelle catégorie d’aliments consommés par les enfants représente environ le tiers du sucre consommé hors lait fruits et légumes?
– confiseries
– boissons sucrées
– viennoiseries
– desserts
Préambule
Changement dans la définition du diabète
Dans la première partie de l’article, nous avons abordé la création de la notion de prédiabète et ses conséquences. Ici, nous discutons de l’abaissement du seuil amenant à définir le diabète en lui-même.
Avant tout, essayons de comprendre, à partir de la courbe de distribution de la glycémie dans la population américaine, pourquoi déplacer le seuil de glycémie à jeun permettant de définir un risque, augmente énormément la population cible.
L’obésité en forte progression
Extraits de mon petit mémoire sur le sujet. L’obésité est, parmi quatre facteurs de risque examinés pour les maladies non transmissibles (tabagisme, consommation d’alcool et sédentarité), le seul qui est en augmentation constante dans le monde. La plus grande proportion de personnes en surpoids et obèses par pays se trouve dans les pays à haut revenu, mais le plus grand nombre se trouve dans les autres pays, car les pays à haut revenu représentent seulement quelques 16% (1 habitant sur 6) de la population mondiale.
Or, nous avons vu qu’obésité et diabète de type 2 sont liés, environ 90% des diabétiques de type 2 étant en surpoids ou obèses. Actuellement, l’épidémie d’obésité se stabilise dans les pays riches et se développe rapidement dans les pays pauvres.
La plus grande proportion d’adultes obèses (femmes en particulier) se trouve dans les pays du Moyen-Orient et en Amérique du Nord. La plus grande proportion d’enfants obèses se trouve en Amérique du Nord, où cela est devenu un problème de santé publique majeur.
Le surpoids et l’obésité ont de nombreuses conséquences, qui touchent tous les systèmes et organes . Le surpoids et l’obésité sont eux-mêmes la conséquence d’une dégradation quantitative et qualitative de l’alimentation et d’un déséquilibre entre apports et dépenses énergétiques.

Le surpoids et l’obésité favorisent un type de maladies que l’on appelle “non transmissibles” (MNT) par opposition aux maladies infectieuses. Les MNT sont la cause majoritaire des décès dans le monde, et sont des maladies dégénératives. Elles tendent à devenir majoritaires lorsque le niveau de vie moyen dans un pays augmente. Elles se développent silencieusement (sans symptômes) dans la durée avant de se manifester cliniquement par des symptômes. On parle aussi de maladies dégénératives, car elles supposent la dégradation progressive de l’état de différents organes et de leur fonctionnement.
Alors que le poids et donc l’indice de masse corporel ont tendance à augmenter avec l’âge chez l’adulte, on observe l’apparition d’un surpoids chez des personnes de plus en plus jeunes, ce qui est annonciateur d’une dégradation précoce de la santé et de la qualité de vie des populations.
Activité physique vs écrans
Lors de la deuxième moitié du vingtième siècle, notre activité physique, qu’on peut appeler “contrainte” car elle était jadis due à la nécessité, a beaucoup diminué avec le développement des villes et des moyens de transport dits “passifs”, qui ne nécessitent pas d’activité physique de la part de ceux qui les empruntent comme les voitures ou les transports en commun. Elle est passée en quelques décennies de 8h à 1h par jour.

Cette évolution s’est aggravée récemment en raison de la multiplication des écrans (5,5 par foyer en moyenne) qui favorisent la sédentarité. L’usage des différents écrans (TV, ordinateurs, consoles de jeux, tablettes, téléphones) ne se substituent pas. Lorsqu’un nouveau type d’écran apparaît le temps d’utilisation a tendance à s’additionner à celui des écrans déjà existants. Le temps moyen cumulé passé devants des écrans par les Français pendant leurs loisirs a ainsi doublé en 25 ans.
Le temps passé devant un écran est considéré comme une valeur approchée de la sédentarité dans les pays développés.
Pire encore, les spécialistes en marketing ont vite repéré une faille, et s’y sont engouffrés. Des enfants, très jeunes, parfois dès 2 ans, étaient laissés seuls devant des tablettes connectées. Ils ont développé le marketing pour les enfants promouvant des aliments denses en calories et sans intérêt nutritionnel à travers des jeux sur tablette.
Devant la forte diminution de l’activité physique, et donc une diminution des besoins en énergie, l’enjeu, pour la société contemporaine est donc de faire entrer tous les nutriments indispensables au bon fonctionnement de notre organisme et pour rester en bonne santé dans une plus petite portion de nourriture.
Transition nutritionnelle
Dans le même temps est intervenue la transition nutritionnelle, la majorité de la population des pays riches ayant progressivement accès à une alimentation plus diversifiée, mais aussi plus dense en calories et paradoxalement plus pauvre en nutriments, car transformée.
Globalement, en termes de macronutriments, nous consommons moins de glucides mais, en revanche, beaucoup plus de glucides simples, plus de protéines et graisses animales et notre ration calorique n’a pas diminué autant que notre baisse d’activité l’aurait justifié. Donc nous consommons trop de calories. Notre organisme est programmé pour stocker ces calories en excès sous forme de tissu adipeux.
L’alimentation industrielle n’a pas que des défauts, puisqu’elle a permis la réduction du prix/kcal. La transition nutritionnelle commence, dans chaque pays, par les classes favorisées et moyennes, avant de s’étendre aux catégories défavorisées en leur devenant accessible par la multiplication des grandes surfaces et la baisse des prix. Le développement du surpoids et de l’obésité la suit à la trace.
Facteurs sociaux
Comme je le disais, après plusieurs décennies d’évolution, le développement de l’obésité est moins rapide dans les pays riches globalement, mais au prix du développement d’importantes inégalités sociales face à ce risque. Un facteur déterminant pour expliquer ces différences est le niveau d’éducation des parents, et notamment de la mère. Dans une étude, le niveau d’éducation de la mère et le temps passé devant les écrans, expliquaient la totalité de la variance du surpoids chez les enfants étudiés.
Cela s’explique parce que lorsque l’offre alimentaire est inadaptée, c’est la capacité de déjouer les pièges du marketing, et d’avoir une approche informée et critique des messages publicitaires et de l’alimentation qui va faire généralement la différence à l’échelle des populations.
Réponses commentées & illustrées
(NB : le résultat du sondage correspond aux réponses données sur la publication initiale sur twitter)
Question 1

La région où l’on rencontre la plus forte mortalité attribuable au diabète (standardisée) est la région de Méditerranée orientale. La majorité avait tort. Cela serait dû, entre autres facteurs, à la forte banalisation des boissons sucrées dès l’enfance dans ces pays où l’eau était la boisson quasi exclusive il y a quelques décennies.
Question 2

Dans la plupart des régions du monde, la prévalence du diabète a au moins doublé en 25 ans, et en particulier dans les régions moins développées. La Région de Méditerranée orientale est celle où elle a augmenté le plus rapidement.
Dans les régions en développement la population croît plus rapidement, et le diabète gagne du terrain au fur et à mesure que la malbouffe se “démocratise” devenant accessible aux catégories moins favorisées et favorisant le développement de l’obésité dans ces pays.
Question 3

La question sur la définition des sucres (ou glucides simples polyols exclus) était intéressante à plusieurs titres. Il y a en effet, une différence dans la définition dans la mesure où l’OMS émet des recommandations sur les sucres libres.
L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) s’entête à parler des sucres totaux, incluant les sucres du lait (lactose), des fruits, des légumes, ce qui est suspect et source de confusion. Et qui aboutit à mettre sur un pied d’égalité, en termes nutritionnels du point de vue des sucres consommés, le Coca et les fruits, par exemple.
La notion d’index glycémique, qui définit la vitesse d’augmentation du taux de sucre dans le sang après consommation d’un aliment, apparaît, elle aussi, comme trompeuse et source de confusion puisqu’elle ne prend pas en compte la quantité totale de sucres libres dans l’aliment ni la valeur nutritionnelle de l’aliment.
Comme on peut le voir ci-dessous, une mauvaise définition de l’objet d’études au départ aboutit à la difficulté à mettre en évidence des corrélations entre aliments et santé.
Question 4

En ce qui concerne les seuils fixés par l’OMS pour les sucres libres, il y en a deux. Ils sont définis en pourcentage de l’apport énergétique total : 5% de l’apport calorique total étant évoqué mais 10% étant retenu faute d’études plus poussées concernant un apport très faible en sucres libres. On retiendra donc 10%.

Question 5

Pour une femme d’un pays comme la France, qui dépense en moyenne 2000 à 2200 kcal/jour (cela varie bien sûr) cela représente 200 kcal soit 10 morceaux (X20 kcal) de sucre.
Question 6

Pour un jeune enfant le calcul rapide est de compter 1000 kcal pour 10 kg +50 kcal par kg supplémentaire. Donc 1250 kcal, cela représente environs 5 à 6 morceaux de sucre c’est à dire l’équivalent de deux yaourts sucrés ou d’un verre et demi de soda ou de jus de fruits (soit 25 gr).
Question 7

Un enfant consomme en moyenne 40 à 50 g de sucre par jour, soit le double des recommandations.
Avec l’offre alimentaire actuelle arriver à 25 g par jour est difficile à atteindre, à moins d’un contrôle relativement pointilleux de la consommation de sucre.
Question 8

À propos de la catégorie d’aliments qui apporte environ 30% des sucres libres aux enfants, il s’agit bien des boissons sucrées. C’est une catégorie qu’il faut distinguer car ce sont des sucres facilement absorbés. Il s’agit d’un aliment qui ne présente pas d’intérêt nutritionnel et qui ne provoque pas de sensation de satiété. La consommation de boissons sucrées a pour principal résultat d’entretenir une forte appétence pour le sucré et un apport calorique inutile.
Ce n’est que depuis 2018 que le HCSP a présenté des repères nutritionnels conseillant de diminuer la consommation de jus de fruits.
Il est peu fait mention du fait que si les objectifs sont de réduire les sucres libres à au moins 10% des apports énergétiques totaux, les enfants sont beaucoup plus éloignés de cet objectif que les adultes, puisqu’ils consomment autant de sucres que les adultes.
Il est peu fait mention également, de ce que les apports protéiques chez le jeune enfant sont beaucoup trop élevés, et que c’est un facteur contributif au risque de surpoids et d’obésité.

Pour finir, je reviens sur cette étude de Gardner publiée dans le JAMA, qui montre que consommer des aliments peu ou pas transformés, sans restriction calorique, permet de perdre du poids indépendamment de la proportion de glucides ou d’acides gras.
En conclusion
Nous assistons donc à une épidémie mondiale d’obésité, en constante progression dans le monde, qui dégrade la santé et pourrait réduire l’espérance de vie des populations. Elle résulte principalement d’une offre alimentaire industrielle très inadaptée par rapport aux besoins physiologiques, mais appétissante voire addictogène, dont les effets néfastes sont habilement occultés par un markéting délibérément trompeur. Alors que les catégories sociales les plus éduquées sont capables d’acquérir un recul citrique par rapport aux artifices du marketing et de faire des choix alimentaires éclairés, les catégories sociales plus défavorisées en deviennent les victimes, générant de nouvelles inégalités.
Le développement du diabète génère un marché pour l’industrie pharmaceutique dans une forme de synergie avec l’industrie agro-alimentaire. Dans sa recherche d’une extension de ce marché juteux, l’industrie pharmaceutique exerce une pression pour abaisser les seuils diagnostiques du diabète et a crée le concept de prédiabète, ajoutant ainsi aux effets néfastes du diabète ceux de la surmédicalisation.
Pour en savoir plus
Comment le marketing des industries agro-alimentaires vise les enfants
L’obésité dans le monde

Twitter est un réseau social qui permet à l’utilisateur d’envoyer des messages courts (tweets) n’excédant pas 280 caractères (ce qui explique l’emploi fréquent d’abréviations). Un thread Twitter est une série de tweets qui se succèdent, émis par un même auteur pour former un contenu plus long. L’auteur peut d’ailleurs numéroter chaque tweet pour les ordonner. Cet article est une reprise sous format blog d’un thread Twitter dont voici l’origine :
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